Trois familles de MTA en 2026 :
1. Généralistes (Postfix, Exim, Sendmail). Recevoir, mettre en file, délivrer. Suffisant pour quelques milliers d'e-mails par jour. Difficiles à régler pour de très gros volumes : pas de concurrence native par destination, observabilité faible.
2. Moteurs d'envoi (KumoMTA, PowerMTA, Halon, MailerQ). Conçus uniquement pour l'envoi sortant. Files par destination, pools d'IP, courbes de warm-up, traitement des bounces, ingestion des FBL. C'est la catégorie des expéditeurs en volume.
3. API cloud (SendGrid, Postmark, Amazon SES). Vous transmettez par HTTPS ou par relais SMTP. Ils gèrent le MTA, les IP et la réputation. Simple à petite échelle, cher à grande échelle, moins de contrôle.
Là où Kumo l'emporte :
- Vous envoyez plus de 100k msgs/jour et les tarifs de SendGrid font mal.
- Il vous faut un throttling par domaine qui respecte les 250/s de Gmail ou les 100/s de Yahoo.
- Vous voulez posséder vos IP et votre réputation.
- Vous voulez recharger la configuration à chaud, sans redémarrage.
Là où vous ne devez PAS utiliser Kumo :
- Vous envoyez moins de 10k msgs/jour. Utilisez SES ou un relais Postfix : la charge d'exploitation n'en vaut pas la peine.
- Vous devez aussi recevoir du mail. Associez-le à Postfix, ou ne le faites pas.
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